Certification environnementale
 

À l’égard des pressions exercées par plusieurs groupes environnementaux qui ont à cœur le bien-être de la planète, plusieurs industries forestières devront opter pour la certification. Ces groupes exercent leurs pressions sur les distributeurs et non sur les producteurs. Les industries forestières vont se voir bientôt dans l’obligation d’adhérer à des normes qui protègent l’environnement et les communautés qui en dépendent.


Qu’elle est l’utilité d’une norme ?
Lors d’achat de produit forestier, le consommateur sera de plus en plus intéressé à la provenance du produit, s’il est sécuritaire, s’il a été fait sous de bonnes pratiques ou si l’industrie a tenu compte des communautés qui dépendent du territoire. La population devient de plus en plus sensibilisée aux développements durables, surtout sur les territoires dits « publics ».

En fait, la certification forestière est une officialisation des bonnes méthodes d’aménagement. Une industrie reconnue pour ses bonnes pratiques aura avantage à se certifier. Par contre, plusieurs types de certifications seront difficilement atteignables pour une industrie.


Pour quelle certification opter ?
Plusieurs normes sont disponibles selon les besoins de l’industrie et du marché. Il y a la norme ISO, une norme volontaire qui concerne plusieurs aspects, soit la santé, la sécurité et l’environnement. C’est une norme adoptée dans plusieurs pays, qui est basée sur les règlements et les lois en vigueur afin de servir de base technique. La norme ISO 14 000 est celle qui tient compte de l’environnement. Une industrie qui effectue de bonnes pratiques forestières a avantage à se certifier sous cette forme, car il s’agit pour elle d’officialiser ses bonnes pratiques. Par contre, cette certification n’implique pas que les interventions forestières se font dans un esprit de développement durable. Dernièrement, les Services Forestier de la communauté d’Opitciwan sont devenus la première industrie forestière autochtone à être certifier ISO 14 000.

D’autres certifications sont également disponibles et deux d’entres elles visent le développement durable, soit la Canadian Stadard Association (CSA) et le Forest Stewardship Council (FSC). La norme CSA est différente des autres normes, car l’industrie n’a pas l’obligation de répondre à tous les critères pour être certifiée. Le but est d’assurer une amélioration continue des pratiques d’aménagement. Il est intéressant de noter que deux critères touchent particulièrement les Premières Nations. Il s’agit du critère 6.1 qui tient compte des droits des Autochtones et du critère 6.2 qui tient compte du respect des valeurs, des connaissances et de l’utilisation forestière par les Autochtones.

Le FSC est un autre type de certification qui tient compte des droits des Autochtones. Plusieurs représentants des Premières Nations siègent sur le comité directeur qui a pour mandat de développer une norme spécifique au Québec. Le principe 3 est d’ailleurs entièrement consacré aux Autochtones. Une entreprise qui désire se certifier FSC protègera au niveau autochtone : les droits, la culture, l’utilisation traditionnelle du territoire et le droit d’usage par les Autochtones, de leurs terres. Mise à part le principe 3, cette norme est très complète pour assurer un développement durable, elle est basée sur 10 principes qui s’appliquent sur un territoire donné.

L’avenir s’annonce intéressante pour les différentes certifications. Les personnes qui auront à cœur l’avenir de la planète et la pérennité des ressources, exerceront des pressions en ce sens. Par contre, selon plusieurs études, la majorité des citoyens ne sont pas encore prêt à débourser davantage pour un produit forestier certifié. Mais la certification deviendra tout de même une obligation pour assurer sa place dans le marché.

Sites à consulter pour plus d’informations :
www.csa.ca
www.iso.ch
www.canopees.org/fsc_qc/

 

 
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