vendredi 11 mai 2012

FORUM NE PERDONS PAS LE NORD ! - Communiqué

FORUM NE PERDONS PAS LE NORD !
QUÉBEC, 2 ET 3 MAI 2012 - www.forumplannord.com - Twitter #nppn

Le forum Ne perdons pas le Nord qui s’est tenu à Québec les 2 et 3 mai 2012 fut un vif succès en attirant plus de 300 participants, dont une quarantaine de conférenciers provenant de divers horizons, autochtones et non autochtones, des gens du Nord et du Sud, des universitaires, des élus, des fonctionnaires, des groupes de femmes et des organismes de la société civile.
 
C’est, de toute évidence, une nouvelle force sociale qui s’est construite lors de ce forum, notamment entre des représentants autochtones et non autochtones, afin promouvoir un développement qui soit véritablement viable et responsable sur tous les plans.
 
De nombreux enjeux et lacunes ont été identifiés par rapport au Plan Nord, tant dans sa conception que dans sa mise en application, surtout en ce qui a trait à la prise en compte d’une vision élargie, démocratique et intégrée du développement, vision qui manque toujours à ce jour.
 
Les organisateurs du forum produiront d’ici quelques semaines un rapport synthèse des enjeux soulevés et des pistes de solutions proposées pour l’avenir du Nord et de ses collectivités.
 
Entre-temps, les présentations vidéo, textes et « Powerpoint » de tous les conférenciers seront disponibles sur le site Internet du forum d’ici les prochains jours (www.forumplannord.com).
 
Voir aussi, ci-dessous, une revue de presse sommaire du forum (1er au 9 mai 2012).
 
Merci à toutes et tous pour votre participation!


Revue de presse

Forum Ne perdons pas le Nord - La nécessaire refonte du Plan Nord
Le Devoir 9 mai 2012 - http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/349539/la-necessaire-refonte-du-plan-nord
 
Le Québec perd un projet de fonderie de 1,85G$
Canoe 9 mai 2012 - http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2012/05/quebec-perd-projet-fonderie.html
 
Des localités menacées par le Plan Nord
Le Devoir 8 mai 2012 - http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/349481/des-localites-menacees-par-le-plan-nord
 
Plan Nord - Les mines créent beaucoup moins d’emplois
Canoe 8 mai 2012 - http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2012/05/20120508-183904.html
 
Côte Nord - Surendettement et bulle immobilière dangereuse
Radio-Canada - 7 mai 2012 - http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBSI/Petitspasetgrandespointures201205071615.asx
 
Plan Nord – Plaidoyer pour une stratégie globale
Le Devoir 5 mai 2012 - http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/349338/plaidoyer-pour-une-strategie-globale
 
Le Plan Nord devient un «bar ouvert», dénonce Jacques Parizeau
LaPresse.ca - ?5 mai 2012?
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBSI/Bonjourlacote201205010746.asx
 
Forum Ne perdons pas le Nord - Transformer le conflit de valeurs en opportunités
Mondialisation, 5 mai 2012 - http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30702
 
Forum Ne perdons pas le Nord - Pas de Plan Nord sans Plan Nunavik
Le Soleil, 5 mai 2012 – Lettre de Pita Aatami, ancien président de la Société Makivik, conférencier lors du forum Ne perdons pas le Nord
 
Forum Ne perdons pas le Nord - Repenser le modèle
Radio-Canada 5 mai 2012, magazine Boréal Hebdo -  http://www.cbc.ca/borealhebdo/episodes/2012/05/07/forum-ne-perdons-pas-le-nord/
 
Forum Ne perdons pas le Nord : Déception chez les communautés locales
Canoë, 4 mai 2012 - http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/05/20120504-202753.html
 
Plan Nord ne répond pas aux attentes des communautés locales
Canoë, 4 mai 2012 - http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2012/05/20120504-200520.html
 
Forum Ne perdons pas le Nord – A focus on women and children is needed
Nunatsiak online, 4 mai 2012 - http://www.nunatsiaqonline.ca/stories/article/65674quebec_city_forum_looks_at_plan_nord/
 
Forum Ne perdons pas le Nord - Des enjeux de gouvernance pour le Nord
Gaïa presse, 4 mai 2012 - http://gaiapresse.ca/nouvelles/les-enjeux-de-la-gouvernance-pour-le-nord-33890.html
 
Côte-Nord : les Premières Nations au coeur du Forum « Ne perdons pas le Nord! »
Radio-Canada, 3 mai 2012 - http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2012/05/03/003-autochtones-plannord-forum.shtml
 
Forum Plan Nord – Absence de transformation et emplois surévalués
Radio-Canada, 3 mai 2012 – http://www.radio-canada.ca/audio-video/index.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CJBRT/LeTelejournalEstDuQuebec201205031759_1.asx&pos=0
 
Plan Nord: des retombées «très incertaines»
Le Soleil, 3 mai 2012 - http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201205/02/01-4521366-plan-nord-des-retombees-tres-incertaines.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_actualites_747_section_POS1
 
Forum Ne perdons pas le Nord - Des perspectives d’emplois fort ambitieuses
Le Devoir, 3 mai 2012 -http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/349085/des-perspectives-d-emplois-fort-ambitieuses
 
Forum Ne perdons pas le Nord – Trois grands souhaits pour l’avenir du Nord et des populations autochtones
Radio-Canada, 3 mai 2012 - http://www.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2011-2012/chronique.asp?idChronique=218647 - http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/MediumLarge201205031008_2.asx
 
Plan Nord – L’absence des femmes autochtones
Radio-Canada, 3 mai 2012 - http://www.radio-canada.ca/emissions/le_radio_magazine/2011-2012/archives.asp?date=2012-05-03
 
Forum Ne perdons pas le Nord - une perspective autochtone
Gaïa Presse, 3 mai 2012 - http://gaiapresse.ca/nouvelles/forum-plan-nord-2012-une-perspective-autochtone-33863.html
 
Le Plan Nord : une violation des droits autochtones
Mondialisation, 3 mai 2012 - http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30664
 
Forum « Ne perdons pas le Nord! » - Un grand succès!
http://gaiapresse.ca/fr/articles/article.php?id=33861
 
Le Plan Nord : une rupture dans le modèle de gouvernance
Radio-Canada, 2 mai 2012 - http://www.radio-canada.ca/emissions/Petits_pas_et_grandes_pointures/2011-2012/chronique.asp?idChronique=218467
 
Plan Nord - Le Nord sous protection inadéquate?
Le Devoir, 2 mai 2012 -http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/348999/le-nord-sous-protection-inadequate
 
Plan Nord - Où sont les femmes autochtones ?
Le Devoir, 2 mai 2012 -  http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/348959/ou-sont-les-femmes-autochtones
 
Un forum pour ne pas perdre le Nord
Radio-Canada, 2 mai 2012 - http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2012/05/02/003-forum-nord-quebec.shtml -- http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF_Rouyn/0001b833_20120502_133956.asx
 
Plan Nord - La fin de l’«évolution tranquille»
Le Devoir, 1er mai 2012 - http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/348878/plan-nord-la-fin-de-l-evolution-tranquille
 
Forum Ne perdons pas le Nord – Michelle Audette, Femmes autochtones du Québec
Radio-Canada, 1er mai 2012 - http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBSI/Petitspasetgrandespointures201205011616.asx
 
Forum «Ne perdons pas le Nord!» à Québec
Radio-Canada Côte-Nord, 1er mai 2012 - http://www.radio-canada.ca/emissions/Petits_pas_et_grandes_pointures/2011-2012/chronique.asp?idChronique=218183
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBSI/Petitspasetgrandespointures201205011616.asx
 
Une Coalition de vigilance sur le Plan Nord mis sur pied
Radio-Canada Côte-Nord, 1er mai 2012
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBSI/Bonjourlacote201205010841.asx

mercredi 28 mars 2012

Le gouvernement du Québec et des organismes de conservation internationaux seront les hôtes d'un symposium scientifique


MONTRÉAL, le 26 mars 2012 /CNW/ - Le Symposium scientifique international - Planifier la conservation des grands écosystèmes nordiques québécois : le défi de la décennie se tiendra les 26 et 27 avril à Montréal et offrira une occasion unique aux scientifiques et à d'autres experts d'établir une compréhension commune des grands enjeux de conservation pour la mise en œuvre de l'engagement gouvernemental de protéger 50 % du territoire du Plan Nord.

L'issue attendue du Symposium est une série de questions et de recommandations concrètes adaptées au contexte québécois pour alimenter le gouvernement dans la réalisation de son engagement. Elles permettront d'identifier les conditions gagnantes pour assurer la conservation de la biodiversité sur de grands territoires et la mise en œuvre de la planification écologique.

Le Symposium réunira des scientifiques internationaux et québécois, des experts autochtones et non autochtones en planification écologique, territoriale et communautaire ainsi que des experts en matière de conservation et de gestion des ressources naturelles. Le 26 avril, les séances du symposium seront ouvertes au public qui devra s'inscrire pour l'occasion, tandis que les ateliers prévus le 27 avril, seront sur invitation seulement et réuniront des experts et des scientifiques. Le Symposium se tiendra au Jardin botanique de Montréal et au Centre de la biodiversité de l'Université de Montréal.

Le Symposium est commandité par le gouvernement du Québec, le Pew Charitable Trusts, l'Initiative boréale canadienne et la Fondation Prince Albert II de Monaco. Il est présenté en partenariat avec Canards illimités Canada, l'Union internationale pour la conservation de la nature, l'Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador, le Centre de la biodiversité de l'Université de Montréal et le Jardin botanique de Montréal - Espace pour la vie.

Pour plus d'information : http://www.scienceqc.ca/



Renseignements :

Suzanne Fraser, Initiative boréale canadienne
613-232-2530
sfraser@borealcanada.ca

lundi 26 mars 2012

Samian lance «Plan Nord», une vive critique du projet libéral

Samian a toujours été un rappeur engagé, motivé par ses origines métissées et un style musical qui favorise l’expression engageante et politisée.

Voilà que le rappeur dénonce aujourd’hui la manière dont le Plan Nord du gouvernement libéral a été conçu et l’impact qu’il aura sur les populations amérindiennes du nord du Québec. Ce nouvel extrait met de l’avant le talent de DJ Horg (Félix-Antoine Leroux) à la composition et l’enregistrement, Jonathan Tobin aux guitares et Marie Belleau aux chants de gorge, en plus de celui de Samian à la voix (et qui en signe le texte).

Vous pouvez écouter la pièce «Plan Nord», ci-dessous, et la télécharger gratuitement juste ici : samian.ca/plannord

mardi 20 mars 2012

La Terre qui parle : une tournée multimédia de la toponymie algonquine

Première Nation de Timiskaming, QC,  le 6 Mars, 2012.- Le Secrétariat de la Nation Algonquine lance un nouveau site internet dédié à la redécouverte de la toponymie algonquine. En effet, sur les cartes de langue française ou anglaise, on ne trouve plus de nombreux noms de lieux qui à l’origine étaient en langue algonquine. 

Les noms algonquins des lieux racontent des histoires. Ces histoires relient les gens à la terre et à l’identité culturelle de notre milieu de vie. Les noms des lieux, ou toponymie, sont une composante majeure des récits autochtones alors que les traditions culturelles se transmettent d’une génération à l’autre. Entre 1910 et les années 1930, les noms algonquins des lieux ont tout simplement disparu de nos cartes géographiques, certains pour la simple raison qu’ils étaient trop difficile à prononcer en langue algonquine. Le but de notre projet est de faire revivre ces récits et de cartographier nos toponymes avant qu’ils ne soient oubliés et perdus à jamais.

Les équipes de recherche des Premières Nations de Timiskaming et de Wolf Lake, membres du Secrétariat de la Nation Algonquine, ont bénéficié du soutien financier du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition Féminine du Québec pour réaliser ce projet visant à compiler et à présenter les noms des lieux algonquins sur des cartes en ligne. C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous invitons à explorer ce projet internet et à expérimenter l’histoire orale de l’occupation et de l’utilisation du territoire par les Premières Nations.  Le site comprend des entrevues et des photographies.  Les entrevues et les noms de lieux visaient les territoires traditionnels des Premières Nations de Timiskaming et de Wolf Lake. Le site internet et la carte sont en constante évolution. Ce ne sont pas tous les noms algonquins de lieux qui y sont présentés. La carte ne suggère ni ne reflète la portée géographique des Droits et Intérêts algonquins.

Explorez le site à www.algonquinnation.ca/toponym

vendredi 16 mars 2012

Les 2 et 3 mai 2012 à Québec - Grand forum « Ne perdons pas le Nord ! »

QUÉBEC, le 15 mars 2012 /CNW Telbec/ - En plein débat sur le Plan Nord, d'importantes organisations de la société civile québécoise et autochtone annoncent la tenue du forum « Ne perdons pas le Nord ! », lequel aura lieu les 2 et 3 mai prochains à Québec. « Près d'un an après l'annonce officielle du Plan Nord, nous tenions à marquer le coup en offrant un forum unique en son genre, qui regroupe à la fois des gens du Nord et du sud du Québec, des Autochtones et des Québécois, des femmes et des hommes d'horizons divers, tous réunis afin de débattre des grands enjeux que suscitent actuellement le développement du Nord et les orientations prises par le gouvernement du Québec », affirme Christian Simard de Nature Québec, l'un des initiateurs et porte-paroles du forum. 

« Le forum vise également à faire une large place à des voix que nous n'entendons pas suffisamment dans le débat actuel, notamment les groupes de femmes, les organismes qui s'intéressent à la santé et à l'éducation des populations, à la qualité de l'environnement, aux défis concrets que vivent les communautés nordiques, aux enjeux de main-d'œuvre, et aux autres modèles possibles pour le développement viable des communautés à long terme », affirme Michèle Audette, de Femmes autochtones du Québec, l'une des organisatrices et porte-paroles du forum. 

Regroupant une trentaine de conférenciers pendant deux jours, le forum vise d'abord (Jour 1 ) à brosser le portrait des grands enjeux que suscitent actuellement le développement du Nord et les orientations proposées par le gouvernement du Québec. La deuxième journée (Jour 2 ) sera consacrée à l'identification de pistes de solutions envisageables et à d'autres visions possibles pour le développement du Nord et de ses collectivités.

Le forum sera également marqué par la tenue d'une soirée publique /www.forumplannord.com/programmation>  gratuite (le 2 mai, en soirée), au cours de laquelle des invités en vue de la société civile québécoise et autochtone partageront leurs points de vue et leurs visions par rapport au Plan Nord et, plus largement, par rapport à l'avenir du Québec et du Nord.

Toutes les présentations et conférences seront traduites de façon simultanée en anglais et en français. Les détails concernant la programmation, les invités et conférenciers attendus, ainsi que les coûts et les modalités d'inscription sont disponibles en ligne sur le site www.forumplannord.com

L'inscription au forum est obligatoire et les places sont limitées : inscrivez-vous !

Le forum « Ne perdons pas le Nord ! » est une initiative de Nature Québec et de l'Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador (IDDPNQL), en collaboration avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Femmes autochtones du Québec (FAQ) et la Chaire de recherche du Canada sur la gouvernance autochtone du territoire (CRC-GAT). Le forum est aussi rendu possible grâce aux contributions de la Caisse d'économie solidaire

Desjardins (CESD), la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec (FCNQ), le Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones (Réseau DIALOG), le Syndicat des métallos de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ-Métallo), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), le Centre de recherche sur la gouvernance des ressources (CRGR), Bâtirente et Mine alerte Canada. 

Renseignements :

Secrétariat du forum : IDDPNQL au 418-843-9999 et forumplannord@iddpnql.ca
Christian Simard, Nature Québec, porte-parole du forum, 418-928-1150
Michèle Audette, Femmes autochtones du Québec, porte-parole du forum, 450-632-0088, 514-239-0088

lundi 20 février 2012

L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador dénonce la gestion territoriale du gouvernement Charest

WENDAKE, QC, le 15 févr. 2012 /CNW Telbec/ - Ghislain Picard, Chef de l'APNQL, rencontre aujourd'hui les parlementaires québécois qui examinent le projet de loi 34 portant sur l'occupation et la vitalité des territoires. « Pour de nombreuses Premières Nations, l'occupation du territoire annoncée par le gouvernement Charest est perçue comme une provocation. Après des années de négligence, sinon d'irrespect dans ses relations territoriales avec de nombreuses Premières Nations, la dernière trouvaille du gouvernement Charest est à la limite de l'insulte », déclare le Chef de l'APNQL.

Les Premières Nations veulent le développement de leur territoire. Elles ont une population très jeune qui a besoin d'emplois. Pourtant, le gouvernement Charest choisit d'exclure plutôt que d'inclure.

Constatant régulièrement que ses échanges avec les commissions parlementaires de l'Assemblée nationale n'étaient pas pris en compte par les parlementaires québécois, pas plus que les nombreux mémoires déposés à ces mêmes commissions, l'APNQL a choisi, depuis plusieurs années, de ne plus participer aux travaux des instances parlementaires québécoises.

Pourquoi donc faire exception aujourd'hui autour du projet d'une loi pour assurer l'occupation et la vitalité des territoires? Parce que l'APNQL en a assez.

Avec le gouvernement Charest, ce n'est jamais le bon temps pour parler des droits ancestraux ou issus de traités des Premières Nations, jamais la bonne table de discussion, jamais le bon contexte, jamais les bonnes circonstances. L'APNQL en a assez de ces prétextes pour ne rien régler.

« L'APNQL a souvent tendu la main au gouvernement Charest sur les questions de territoire et de ressources, sans résultat. Si Jean Charest a vraiment à cœur le développement du Québec en harmonie avec les nations autochtones, c'est à lui d'agir! Maintenant! », conclut le Chef Picard.

À propos de l'APNQL
L'APNQL est l'organisme régional qui regroupe les 43 Chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador. Pour information : www.apnql-afnql.com.

Renseignements :

Éric Cardinal
Conseiller aux communications
Cellulaire : 514 258-2315
eric@cardinalcommunication.com

mercredi 1 février 2012

Mobilisés autour d'un changement réel : le mieux-être des Premières Nations au sommet des priorités

WENDAKE, QC, le 1er févr. 2012 /CNW Telbec/ - Une semaine après la rencontre entre la Couronne et les Premières Nations, le Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, est d'avis que le gouvernement fédéral doit faire davantage pour rétablir la confiance de la part des communautés des Premières Nations. Le phénomène des dépendances dans les communautés doit aussi être la priorité du gouvernement de M. Harper. « Les leaders des Premières Nations font tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer un avenir meilleur à leur population, et ce, même dans des conditions jugées parfois précaires », affirme le Chef de l'APNQL. « Les difficultés que rencontrent nos populations s'expriment malheureusement trop souvent par la consommation abusive d'alcool, de drogues, de médicaments sous ordonnance, par la violence, les abus, en plus d'être souvent confrontées à des problématiques au niveau du continuum de services. »

C'est cette situation alarmante des dépendances chez les Premières Nations qui a amené, en février 2011, plus de 400 intervenants des communautés à se concerter et à développer un plan d'action pour freiner ce phénomène. En plus de cerner la problématique multifactorielle, les intervenants et leaders politiques des communautés ont proposé des solutions à mettre de l'avant à court, moyen et long terme. « Les Chefs de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador ont appuyé ce plan d'action et ce qu'il propose. Tous les efforts seront mis de l'avant pour enrayer ce fléau. Pour y arriver, le partenariat avec les gouvernements provincial et fédéral est essentiel », déclare le Chef Ghislain Picard.

Le Chef de l'APNQL a profité de la rencontre Couronne-Premières Nations, à Ottawa, la semaine dernière, pour remettre une copie du plan d'action à la ministre fédérale de la Santé, l'honorable Leona Aglukkaq. M. Picard entend donner suite à ce premier contact et s'assurer que l'intérêt du gouvernement fédéral sera maintenu, notamment dans la mise en place d'un centre de désintoxication au Québec. « L'absence d'un centre de désintoxication dans notre région prive les Premières Nations d'un service de première ligne essentiel », a déclaré le Chef Picard.

Journée annuelle du mieux-être
Nous sommes fiers aujourd'hui de lancer officiellement la Journée annuelle du mieux-être des Premières Nations. Cette journée nous rappelle que chacun peut contribuer à soutenir des collectivités fières et fortes. Le mieux-être collectif commence par soi.

À propos de l'APNQL
L'APNQL est l'organisme régional qui regroupe les 43 Chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador. Pour information : www.apnql-afnql.com.


Renseignements : APNQL
Éric Cardinal
Conseiller aux communications
Cellulaire : 514 258-2315
eric@cardinalcommunication.com

CSSPNQL
Patricia Mathias
Technicienne en communication
418 842-1540
Cell. : 418 570-3989
patricia.mathias@csspnql.com




lundi 23 janvier 2012

La 1ère Symphonie Grand Lacs Saint-Laurent - Témoins des Premières Nations

Des témoignages de membre des Premières Nations sur leurs visions du bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent en 2035. Ces témoignages ont été tournés dans le cadre d'une activité de la 1ère Symphonie en collaboration avec l'Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador .

David Kistabish, Pikogan

Élizabeth Ashini, Matimekush Lac-John

Evelyne St-Onge, Uashat mak Mani-utenam

Valérie Courtois, Mashteuiatsh



symphonie

lundi 9 janvier 2012

Exploration company slapped with injunction over refusal to consult with Algonquin FN

*** Version française non-disponible ***

APTN National News

OTTAWA–A northern Ontario First Nation won an injunction Wednesday against a junior exploration company that ignored provincial requests it consult with the Algonquin community before drilling on its traditional territory.

An Ontario Superior Court judge sided with Wahgoshig First Nation and issued an injunction against Solid Gold Resources preventing the firm from doing any more work on the First Nation’s territory for 120 days.

Justice Carole Brown ordered the company and the province to begin a consultation process with the community during the injunction period.

Solid Gold president Darryl Stretch said he was disappointed with the decision.

“It’s a bad day for junior exploration companies operating in Canada,” said Stretch.

A community of about 250 people, Wahgoshig First Nations sits near Matheson, Ont., about 68 kilometres east of Timmins.

Brown found that the firm “made a concerted, willful effort not to consult” with the First Nation, despite provincial requests Solid Gold engage in talks with Wahgoshig in 2009 and in 2011.

The provincial government even offered to “facilitate the process” for Solid Gold, Brown wrote in the ruling.

When two hunters from Wahgoshig came across one of the company’s drilling crews in the spring of 2011, the workers refused to reveal the name of their employer.

When Wahgoshig band officials managed to find out which company was behind the drilling, they tried to initiate contact with Solid Gold to no avail.

The community says the territory Solid Gold targeted for drilling contains burial grounds and other sacred sites.

In 1995, Ontario’s Minister of Natural Resources determined that the Treaty 9 lands were an “area of cultural heritage potential.”

Solid Gold’s lawyer told the court the company believed it had “no legal responsibility or duty to consult” and if there was a duty, it was up to governments to execute.

The company said the Treaty 9 lands it was exploring were “surrendered to the Crown” and Wahgoshig had no “veto right over their activity.”

Solid Gold, however, also admitted that any “impact, damage or destruction” done to the Algonquin’s territory had already occurred.

Brown, however, concluded that allowing Solid Gold to continue its drilling work and ignoring the position of the Algonquins would send the wrong message.

“To refuse to enjoin Solid Gold from its drilling, in the circumstances of this case, will send a message that Aboriginal and treaty rights, including the rights to consultation and accommodation can be ignored by exploration companies, rendering the First Nations constitutionally recognized rights meaningless,” wrote Brown. “That would not be in the public interest. It is in the public interest to ensure that the Constitution is honoured and respected.”

mercredi 21 décembre 2011

Devant le déclin des populations de rennes, le père Noël devra-t-il changer de moyen de transport?

Le renne est est un élément central de la vie et de la culture des peuples indigènes de la région sub-arctique.
© Joelle Taillon/Survival


Selon les Innu, la brusque expansion de projets industriels a entraîné une baisse dramatique de leur troupeau de rennes qui était considéré comme l’un des plus importants du monde.Le troupeau de la rivière George, évalué autrefois à 8 à 900 000 têtes, n’en comptait plus l’été dernier que 74 000 – une chute de plus de 90%. Les rennes parcourent la vaste toundra du Québec et du Labrador à l’est du Canada. Appelés caribous en Amérique du Nord, ils sont partie intégrante de la culture des Indiens cree et innu de la région.

Toutefois, ces dernières décennies, une série de méga-projets industriels a fait disparaître une grande partie du pâturage. Selon les Innu, l'exploitation minière, les barrages et la construction de routes ont provoqué des ravages considérables sur l’environnement.

Un troupeau de caribous en migration.
© Subhankar Banjerjee/Surviva

Le chef Georges-Ernest Grégoire, un aîné innu, a déclaré aujourd’hui à Survival : Le caribou tient une place centrale dans notre culture, nos croyances spirituelles et notre société de chasseurs installé dans le Nitassinan [territoire innu de la péninsule Québec-Labrador] depuis des milliers d’années. Mais les projets massifs de développement industriel qui nous ont été imposés sur notre territoire ces quarante dernières années sont sans aucun doute à l’origine du déclin du troupeau de caribous. C’est pourquoi nous avons besoin d’un contrôle vigilant de nos territoires et de nos ressources; nous devons également être équitablement impliqués dans toutes décisions qui concernent notre territoire et les animaux qui y vivent.

Alex Andrew, un autre Innu, a déclaré : Nos aînés disent que les caribous seront les premiers à subir l’impact de tous ces projets de développement, comme les barrages hydroélectriques, les routes, l’exploitation minière et forestière. La chaîne alimentaire sera rompue et nous serons nombreux à en souffrir.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘ Si nous nous soucions réellement de l’impact du milieu naturel sur nous et inversement, de l’activité humaine sur l’environnement, alors il est temps d’écouter les peuples indigènes.Ils savent de quoi ils parlent. Pour les Innu, les rennes ne servent pas seulement à tirer le traîneau du père Noël’.

Notes aux rédactions :
Les recensements les plus récents des populations de caribous et de rennes sont disponibles ici

source: Survival, le mouvement pour les peuples indigènes

jeudi 1 décembre 2011

Atelier sur les évaluations environnementales et le territoire: Comment prendre part au processus?

Québec, 30 novembre 2011 – Près de 120 personnes, provenant des communautés de Premières Nations et de différentes organisations autochtones, ont participé, le 22-23-24 novembre à Québec, à un atelier sur le thème « Les évaluations environnementales et le territoire : Comment prendre part au processus ? » organisé par l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador (IDDPNQL).

Depuis plusieurs années, le Québec fait face à une multitude de projets de développement. Ces projets ont un impact majeur tant au niveau de l’environnement qu’au niveau social et qu’économique. Ces développements se retrouvent, dans bon nombre des cas, sur les territoires des Premières Nations. Trop souvent, les Premières Nations sont mises à l’écart lors des processus d’études d’impacts et d’évaluation environnementale. Le développement et la protection du territoire sont au cœur même des préoccupations des Premières Nations et de l’IDDPNQL, d’où l’importance pour les communautés de se doter de moyens efficaces pour une bonne gestion et protection du territoire.

Avoir les outils nécessaires pour le maintien de l’intégrité du territoire est essentiel pour nos communautés, c’est pourquoi il devient primordial que nous développions, en tant que gardien du territoire, nos propres initiatives pour s’assurer de prendre part aux évaluations environnementales mentionne Michael Ross, chargé de projet de l’IDDPNQL.

Cet atelier, qui s’est déroulé sur trois jours, a permis aux participants de :

·         Augmenter leurs capacités en lien avec les processus d’évaluation environnementale ;

·         Fournir les outils nécessaires, afin qu’elles puissent prendre part aux processus d’évaluation environnementale ;

·         Faire la promotion de la gestion environnementale et territoriale dans leurs communautés ;

·         Permettre l’échange entre les experts des communautés.

Durant ces trois jours, plusieurs conférenciers de marques se sont succédés laissant place à des discussions fortes intéressantes sur les éléments suivants :

·         La nature changeante de l’évolution des impacts environnementaux et sociaux sur le territoire de la Baie James (Kelly Leblanc, GCC) ;

·         Évaluation environnementale stratégique dans le Golfe : Mise au point (Troy Jerome, MMS);

·         Application d’un nouveau cadre de travail pour une implication significative en évaluation environnementale : ce que vous pouvez faire et ce que vous devez demander des autres (Lisa Hardess, CIER) ;

·         Vers un système d'évaluation environnementale adapté aux peuples autochtones du Canada (Véronique Landry et Anne-Laure Bouvier) ;

·         La qualité de l’information, c’est important! - Leçons clés tirées d’un long parcours dans le but de déterminer les pratiques exemplaires pour la collecte de données sur cartographiques sur l’utilisation et l’occupation (Terry Tobias, Living Proof);

·         La planification écologique du territoire : Un outil d’aide à la décision pour les Premières Nations (Yvan Croteau);

·         Le leadership autochtone en région boréale : la gestion de sa relation avec le territoire (Valérie Courtois et Annie Metat);

·         Les évaluations environnementales et l’industrie minière (Ugo Lapointe, Coalition pour le Québec ait meilleure mine) ;

·         Évaluation de l'impact de l'accès au territoire: une perspective régionale pour Eeyou Istchee (Chantal Otter Tétreault, GCC);

·         Lacunes des évaluations environnementales sur le territoire du Plan Nord : Point de vue environnemental (Patrick Nadeau, SNAP Québec).

De par son souci de protection de l’environnement, l’IDDPNQL est fière d’avoir présenté un événement Zéro déchet dans un hôtel écoresponsable et d’avoir encouragé le covoiturage, afin d’encourager la réduction de la pollution et l’émission des gaz à effet de serre.

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Au sujet de l'IDDPNQL

L'IDDPNQL appuie les communautés dans leurs activités de protection et de mise en valeur de la qualité des territoires, de sauvegarde de la culture et des langues autochtones, de développement social et économique ainsi que de partenariat et de reconnaissance des intérêts et des droits des Premières Nations. L'IDDPNQL développe également des outils et organise des formations afin d'appuyer les communautés dans la réalisation de leur propre développement durable. Pour information ou pour avoir accès aux documents : site web

lundi 7 novembre 2011

Femmes Autochtones du Québec dénonce l'attitude paternaliste et les propos racistes tenus par le député adéquiste François Bonnardel envers la communauté Innue de Mingan

Kahnawake, le 4 novembre 2011 Le député adéquiste de la circonscription de Shefford, François Bonnardel a tenu des propos racistes et méprisants en chambre et en point de presse mercredi dernier (2 novembre 2011) dépeignant notamment les autochtones et plus particulièrement les membres de la communauté Innue d'Ekuanitshit (Mingan) comme des alcooliques et des toxicomanes. M. Bonnardel s’insurgeait alors contre la distribution de chèques par les Fonds d'insertion d’Hydro-Québec dans la réserve de Mingan où en 2009 2,4 millions $, sur une entente totale de 40 millions $, a été partagé entre les membres de la communauté. Cette enveloppe a été versée dans le cadre des compensations relatives au chantier hydroélectrique de La Romaine. D’après le député adéquiste, de distribuer des chèques ainsi aux individus est «immorale» et «irresponsable» puisque «si on verse directement l'argent aux autochtones, ils vont se revirer de bord pour aller boire cet argent puis se droguer». Femmes Autochtones du Québec (FAQ) tient à dénoncer le manque d’ouverture et les préjugés néfastes et antagonistes véhiculés par de tels propos tenus par un représentant élu à l’Assemblée nationale du Québec. Il est vrai que de nombreuses problématiques sociales existent dans nos communautés autochtones, mais d’importantes nuances doivent être apportées avant d’affirmer qu’on ne peut directement verser de l’argent aux communautés. Bien que nous soyons d’avis que le financement de projets communautaires doit être priorisé et valorisé, il ne faut pas oublier le fait que les dividendes individuelles peuvent aussi servir à apporter un baume temporaire aux citoyens des Premières Nations qui se retrouvent trop souvent en situation d’extrême pauvreté, plus particulièrement pour les femmes autochtones qui pourront acheter de la nourriture et des vêtements pour leurs familles. De tels propos dénotent une attitude extrêmement paternaliste de la part de M. Bonnardel devant des décisions pourtant prises et entérinées par la communauté de Mingan et le Conseil des Innus en matière de gestion de leurs propres compensations financières. ''

Je trouve les propos de M. Bonnardel extrêmement paternalistes. C’est une décision de la communauté et nous n’avons pas de leçon à recevoir de sa part en matière de gestion. On oublie aussi dans toute cette affaire que ce n’est pas la première fois que ce genre de pratique financière est utilisé par des compagnies pour faire passer des projets de développement aux communautés autochtones qui sont dans le besoin. Chaque fois ça réussit à nous diviser souligne Michèle Audette, Présidente de FAQ.

Information : Émilie Grenier Analyste Politique et juridique Tél. :450-632-0088, poste 230 www.faq-qnw.org analyste@faq-qnw.org

lundi 8 août 2011

L'Assemblée des Premières Nations accueille favorablement la décision de la Cour fédérale d'instaurer un plan de protection

caribou1Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn A-in-chut Atleo, a salué aujourd’hui la décision de la Cour fédérale du Canada exigeant que le gouvernement du Canada crée un plan de protection de l’habitat boréal des caribous, et a invité le gouvernement à travailler directement avec les Premières Nations tout au long de l’élaboration et de la mise en œuvre du plan.

« Il s’agit d’une autre décision de la Cour importante qui confirme les droits issus de traités des Premières Nations au Canada. Tout en protégeant les troupeaux de caribous ainsi que leur habitat, elle permet à ces collectivités et à d’autres collectivités des Premières Nations de continuer de se livrer à leurs pratiques et d’exercer leurs droits traditionnels, notamment la chasse, le trappage et la pêche », a déclaré le Chef national de l’APN, Shawn Atleo. « Nous demandons au gouvernement fédéral de travailler directement avec les Premières Nations établies dans les régions peuplées par les caribous afin de veiller à ce que nos préoccupations soient entendues et que nos droits soient respectés. Les troupeaux de caribous ne sont pas limités à la région de l'Alberta. Les Premières Nations de la Saskatchewan, de la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest devraient également être comprises dans l’élaboration d’un plan visant à protéger les caribous. »
 
La décision du 28 juillet donne au gouvernement fédéral le mandat de formuler un plan de protection des caribous et de leur habitat dans le territoire du Traité no 8 en Alberta. Cette action en justice a compris la nation crie d’Enoch, la nation crie de Beaver Lake et la Première Nation chippewyan d’Athabasca, ainsi qu'un certain nombre de groupes environnementaux. Le plan, qui sera dirigé par le ministre de l’Environnement Peter Kent, est requis en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral. Il doit être élaboré avant le 1er septembre 2011.
 
L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada.
 Renseignements :
 
Don Kelly, directeur intérimaire des communications, Assemblée des Premières Nations,
 613-241-6789, poste 334, cell. : 613-292-2787 ou dkelly@afn.ca
 
Jenna Young, agente de communications, Assemblée des Premières Nations, 
613-241-6789, poste 401, cell. : 613-314-8157 ou jyoung@afn.ca
 
Alain Garon, agent de communications bilingue, Assemblée des Premières Nations
613-241-6789, poste 382, cell. : 613-292-0857 ou agaron@afn.ca

jeudi 4 août 2011

Les Innus dénoncent l'attitude de Cap-Ex Venture

Nicolas Dupont

Actualité - Publié le 3 août 2011 à 11:27

Les Innus de Uashat mak Mani-Utenam dénoncent l’attitude de Cap-Ex Venture qui fait de l’exploration minière à la frontière du Québec et du Labrador, territoire sur lequel les Uashaunnuat détiennent des lots de trappe reconnus par les gouvernements. Selon le porte-parole d’ITUM, Armand McKenzie, l’entreprise aurait renié une entente conclue avec le conseil de bande en juin passé.

Deux rencontres auraient eu lieu ente ITUM et Cap-Ex Venture. Une première en mai, pendant laquelle les Innus ont fait part de leurs préoccupations. M. McKenzie affirme avoir rencontré le président de Cap-Ex, Andrew Bowering, le 24 juin. Une entente verbale a alors été conclue, comprenant des mesures environnementales, des opportunités d’emploi, des mesures financières et sociales. L’entente écrite devait être rédigée et ratifiée plus tard.

«Mais depuis, nous n’avons eu aucune nouvelle. Nous avons appris qu’ils ont commencé l’exploration. Ils explorent au mépris de nos préoccupations. Dès qu’ils ont eu leur permis, ils ont renié l’entente. Cette attitude nous dérange beaucoup. Nous essayons d’établir de bonnes relations avec les minières. Ils se présentent ici, et agissent en cow-boy», a déclaré M. McKenzie.

Le conseil de bande a donc demandé au gouvernement de Terre-Neuve et Labrador de révoquer le permis d’exploration de Cap-Ex Venture. Il compte envoyer un groupe visiter le site pour constater les travaux. M. McKenzie précise que l’endroit est considéré comme sacré par les Innus, pour son environnement particulier et son potentiel extraordinaire pour la chasse, la pêche et la cueillette.

«Le développement du potentiel minier de la Fosse du Labrador doit absolument se faire dans le respect des droits des peuples autochtones, et ce, tel que l’exige le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador. Cap-Ex Ventures agit en complète contravention de ces principes fondamentaux et contrevient même aux ententes conclues. Il faut que ça cesse immédiatement», s’est insurgé le chef Georges-Ernest Grégoire.

L’an passé, des Innus de Sept-Îles et de Schefferville avaient bloqué l’accès aux sites de Labrador Iron Mines et de New Millenium pour ne pas avoir conclu d’entente avec eux avant de commencer à exploiter leurs gisements.

mercredi 3 août 2011

Décès de William Commanda : L'âme d'un peuple s'éteint

3 août 2011-L’âme et le cœur d’un peuple se sont éteints; Willian Commanda, leader spirituel de la nation algonquine, s’est éteint ce matin à 4h30 à l’âge de 97 ans.

« C’est une page de notre histoire qui se ferme avec William Commanda, mais il laissera longtemps dans la mémoire du peuple algonquin le souvenir d’un grand homme voué à la défense des siens et de la protection de l’environnement » a déclaré la Vice grand chef du Conseil tribal de la nation algonquine anishinabeg, Mme Marlène Jérôme.

Né le 11 novembre 1913, William Commanda, de son vrai nom Ojigkwanong (Étoile du Matin), était l’arrière-petit-fils de Pakinawatik, le leader algonquin qui avait conduit son peuple du lac des Deux Montagnes jusqu’au site de l’actuel réserve indienne de Kitigan Zibi en 1854 (alors désignée sous le nom de réserve de la Rivière Désert). William Commanda fut chef de la communauté à la suite de son illustre arrière-grand-père de 1951 à 1970. Il avait également été choisi comme chef suprême du seul mouvement visant la création d’un gouvernement autochtone indépendant, le North American Indian Nation Government, en 1945. La création de ce gouvernement se voulait une réponse au gouvernement qui refusait alors tous droits aux peuples autochtones. Plusieurs de leaders qui avaient soutenu la création de ce gouvernement avaient par la suite fait l’objet de poursuites de la part du gouvernement fédéral et avaient été condamnés à des peines de prison pour conspiration.

 

Ancien trappeur et bûcheron, William Commanda était également connu pour sa parfaite maîtrise de l’art de la construction de canots d’écorce. Mais c’est surtout en tant que gardien des wampums sacrés qu’il était connu ces dernières années, dont le fameux wampum des Sept Prophéties considéré comme un document fondateur de la nation algonquine. Il a donné de nombreuses conférences sur le sujet un peu partout dans le monde. Il était depuis plusieurs années le guide spirituel d’un mouvement pacifique international, le Cercle des nations, est recevait chaque année au début du mois d’août des centaines de visiteurs d’un peu partout dans le monde venus entendre ses enseignements. Il favorisait la bonne entente entre les nations et la protection de la Terre-mère.

Bien que humble, il avait rencontré la plupart des grands leaders politiques et spirituels du monde. Il s’était retrouvé aux côtés du Dalaï Lama en 1990 à Ottawa, et plus tard en 1998 en compagnie de Nelson Mandela. En 2008, il recevait l’Ordre du Canada des mains de la gouverneure générale, Michaëlle Jean. Il prononcera de nombreux discours à l’Organisation des Nations Unies, contribuant à l’adoption de la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones.

La dépouille de M. Commanda sera exposée à son domicile à Kitigan Zibi à compter de ce soir et un service aura lieu vendredi en après-midi au même lieu.


mardi 26 juillet 2011

Selon le Chef national de l'APN, les décisions rendues aujourd'hui par la Cour suprême à propos de l'immunité fiscale constituent une « victoire significative » pour les Premières Nations en ce qui concerne leurs droits et leur économie

Le 22 juillet 2011

Selon le Chef national de l'APN, les décisions rendues aujourd’hui par la Cour suprême à propos de l’immunité fiscale constituent une « victoire significative » pour les Premières Nations en ce qui concerne leurs droits et leur économie

OTTAWA, ON - Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Shawn A-in-chut Atleo, a commenté aujourd’hui deux décisions importantes rendues par la Cour suprême du Canada – Bastien et Dubé –, lesquelles portent sur l’application de l’immunité et de l’exonération fiscales des Premières Nations aux intérêts générés par les placements déposés dans des institutions financières se trouvant sur une réserve.

« Les décisions rendues aujourd’hui par la Cour suprême du Canada constituent une victoire significative pour les Premières Nations sur le plan de la défense des droits, plus particulièrement de l’exonération fiscale. Ces droits sont enchâssés dans nos traités et dans la souveraineté des Premières Nations, établie de longue date », a déclaré le Chef national Atleo. « En dépit des efforts inlassables qu’a déployés l’Agence du revenu du Canada pendant des années pour faire obstacle à l’exonération fiscale des Premières Nations, la Cour suprême a maintenu l’exemption et confirmé qu’elle était toujours pertinente. Il incombe maintenant à l’Agence du revenu du Canada de collaborer avec les Premières Nations pour modifier son approche et ses politiques afin de promouvoir la réconciliation et le maintien d’une relation de respect mutuel entre les Premières Nations et la Couronne. »

Les deux causes portaient sur des cas où l’Agence du revenu du Canada a tenté d’assujettir à l’impôt des revenus de placement générés par des dépôts effectués dans des institutions financières se trouvant sur une réserve. La Cour suprême a rejeté un argument de l’Agence du revenu du Canada, qui prétend que l’exonération fiscale ne s’applique pas aux revenus d’activités se déroulant dans le « marché ordinaire », mais uniquement aux revenus liés au « mode de vie traditionnel des Indiens ». La Cour a déclaré qu’une « une interprétation téléologique de l’exemption n’exige pas que l’on freine l’évolution de ce mode de vie. » L’Assemblée des Premières Nations, de concert avec d’autres organisations des Premières Nations, est intervenue dans les deux causes, que la Cour a entendues ensemble.

« La décision d’aujourd’hui est bonne pour tous les Canadiens, car elle signifie que les Premières Nations peuvent invoquer leurs droits pour bâtir leur économie et renforcer la situation des citoyens et des collectivités », a fait valoir le Chef national. « Dans ces deux causes, les personnes visées faisaient des affaires et généraient des revenus qui stimulaient l’économie locale. Les décisions de la Cour favoriseront le développement économique de toutes les Premières Nations, qui sont trop nombreuses à vivre dans de piètres conditions et à manquer de travail. Les Premières Nations pourront participer à l’essor de leurs collectivités, en plus de contribuer significativement aux collectivités environnantes et à l’économie nationale. »

Au fil des ans, la Cour suprême du Canada a rendu de nombreuses décisions – dans les causes Haida et Delgamuukw, notamment – qui ont contribué à faire avancer les droits des Premières Nations et qui étaient axées sur le besoin de concilier ces droits avec les lois et les politiques canadiennes. Et comme le Canada a adopté la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, il est d’autant plus nécessaire qu’il collabore avec les Premières Nations pour mettre au point une démarche fondée sur le respect, la reconnaissance et l’affirmation des droits des Premières Nations.

Le Chef national Atleo a par ailleurs déclaré : « Je salue les demandeurs dans ces causes, qui ont fait valoir leurs droits avec vigueur ainsi que ceux de tous les citoyens des Premières Nations. Je tiens à rappeler à tous que notre peuple n’abandonnera jamais la lutte pour la défense de ses droits et qu’il ne fera aucun compromis en ce sens. Avec les décisions rendues aujourd’hui, il est plus clair que jamais pour les Canadiens que ces droits sont toujours d’actualité, pertinents et intégrés au paysage juridique. Le moment est venu de travailler en partenariat pour donner à ces droits un caractère tangible. »


L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada.

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Renseignements :
 
Don Kelly, directeur intérimaire des communications, Assemblée des Premières Nations
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mercredi 20 juillet 2011

Publicité des « guerriers Eskans »: Les Algonquins acceptent les excuses, mais souhaitent un vrai partenariat

Nitakinan – Le 20 juillet 2011-Tout en acceptant les excuses présentées par le président de la compagnie Eux vives water inc., M. Jim Delsnyder, et réitérées lundi dernier par la représentante de la compagnie Mme Leanna Verrucci au cours d’une rencontre à Val-d’Or regroupant les porte-parole des groupes qui sont intervenus dans ce dossier, les représentants du Conseil tribal de la nation algonquine ont dit souhaiter que cet épisode puisse aboutir sur un véritable partenariat avec la nation algonquine.

« Nous avons apprécié la sensibilité dont Mme Verrucci a fait preuve lorsque nous lui avons fait part des aspects de la publicité d’ESKA qui avaient insulté notre peuple, et ce particulièrement en ce qui a trait à l’importance de l’eau et sur le rôle des femmes anishinabe dans la protection de cet élément essentiel à la vie » a déclaré la vice grand chef, Mrs Marlène Jérôme, à l’issue de la rencontre.

Cette rencontre avait été rendue nécessaire après les critiques provoquées par la diffusion d’une publicité mettant en scène des « guerriers Eskans », un groupe inventé pour la promotion des produits Eska. Les guerriers en question présentaient une image caricaturale des autochtones que certains ont associé aux Algonquins dont c’est le territoire ancestral. La représentante des femmes au Conseil tribal, Mme Jeannette Brazeau, qui assistait à la rencontre en compagnie de la vice grand chef, Mme Jérôme, et du représentant de la communauté de Pikogan, M. David Kistabish, a longuement expliqué comment les femmes algonquines qui portent les enfants dans l’eau de leur ventre et qui sont les protectrices de cet élément vital de la vie avaient été insultées par cette publicité.

« Nous sommes heureux que la compagnie ait répondu rapidement à notre demande de retirer cette publicité et que le président ait présenté des excuses. C’est un signe de bonne volonté et une confirmation que la compagnie n’avait pas l’intention d’irriter notre nation, » a dit Mme Jérôme.

Partenariat

Dans son message d’excuse, le président Delsnyder, affirmait « vouloir travailler en partenariat » avec les communautés algonquines. Les représentants du Conseil tribal ont insisté sur cet aspect de la réponse du président en suggérant la tenue d’une rencontre et la création d’un comité de travail qui pourra explorer les moyens de permettre aux Algonquins de profiter de certaines retombées liées à l’exploitation de cette ressource de leur territoire. La source qui fait non seulement la fierté de la compagnie, mais aussi des Algonquins notamment pour sa grande qualité est située à quelques kilomètres seulement de Pikogan. La demande du Conseil sera transmise au président Delsnyder.

Le Conseil tribal a aussi rappelé que ce secteur fait partie du territoire ancestral algonquin et qu’il n’a jamais été cédé ou abandonné. Sept communautés algonquines forment le Conseil, soit Kitigan Zibi, Kitcisakik, Lac Simon, Pikogan, Long Pointm Kipawa et Wahgoshig.

 

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Source : Georges Lafontaine

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mercredi 13 juillet 2011

Le Chef national de l'APN et les Premières Nations tracent la voie vers l'autodetermination lors de la première journée de l'Assemblée générale annuelle

Le 12 juillet 2011
 
(Moncton, N.-B.) – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn A-in-chut Atleo, a amorcé aujourd’hui la 32e édition de l’Assemblée générale annuelle de l’APN à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Il a présenté un plan tablant sur la recommandation de l’Assemblée générale annuelle de 2010 soutenant toutes les Premières Nations traçant leur propre chemin pour s’éloigner de la Loi sur les Indiens et progresser vers une réelle autodétermination.

« Le plan présenté aujourd’hui est le reflet et l’aboutissement de ce que les citoyens des Premières Nations et les Chefs expriment à l’APN depuis de nombreuses années, par l’intermédiaire de nombreux forums », a affirmé le Chef national. « Les Premières Nations progressent vers l’autodétermination. Il y a différentes approches, circonstances et réalités, mais il s’agit d’un cheminement dont l’objectif est clair, il affirme notre place légitime dans nos territoires, conformément à nos droits, et accorde une importance privilégiée à nos enfants en visant à leur offrir un avenir meilleur. »

Un document complémentaire intitulé « Vers l’autodétermination des Premières Nations : Concrétiser nos droits et nos responsabilités » présente des plans et des options connexes portant sur quatre principaux éléments :

La relation entre les Premières Nations et la Couronne – Établir une nouvelle relation avec le Canada respectant l’esprit et l’intention des Traités, ainsi que de nouveaux mécanismes et processus pour concrétiser et entretenir cette relation.
De nouvelles relations fiscales – Reconnaître que l’inégalité des niveaux de financement et l’incertitude quant aux transferts ont un impact négatif sur les Premières Nations, et qu’il est donc nécessaire d’établir une nouvelle approche assurant la durabilité, l’équité et la responsabilisation.
La mise en place de gouvernements des Premières Nations – Mettre l’accent sur les principales capacités pour les gouvernements des Premières Nations et promouvoir la planification communautaire stratégique et exhaustive dans des domaines comme la citoyenneté, la sélection des dirigeants et les institutions prévues pour l’administration publique et le règlement des différends.
Des changements aux structures organisationnelles – Promouvoir de nouvelles structures gouvernementales affirmant le contrôle des Premières Nations sur leurs propres enjeux ainsi que des changements potentiels à la bureaucratie fédérale qui soutient la relation entre les Premières Nations et la Couronne, afin d’assurer une prestation équitable des services.

Le Chef national a affirmé : « Le premier ministre a déjà exprimé son appui à une rencontre entre les représentants du gouvernement canadien et ceux des Premières Nations vers la fin de l’année. Cela pourrait être un forum approprié pour faire progresser cette discussion, respecter les relations établies par les traités et poursuivre le travail conformément à Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. C’est important, mais ce qui l’est plus encore est le fait que les Premières Nations continuent d’aller de l’avant. La prochaine étape consistera à ce que les dirigeants des Premières Nations discutent directement avec leurs citoyens à propos de ces projets, qu’ils établissent des priorités et que nous nous entraidions alors que nous progressons dans l’affirmation de nos droits et de nos responsabilités. »

Les éléments et les options présentés dans le document font l’objet de discussions, à l’instar de nombreux autres enjeux et priorités, à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle qui se déroule du 12 au 14 juillet au Colisée de Moncton. Le thème de l’Assemblée reflète les plus anciennes relations établies entre les Nations Micmacs et Malécites et les nouveaux arrivants, il y a des siècles : « Un esprit de paix et d’amitié ».

L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada.


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jeudi 9 juin 2011

Atelier sur les tortues en périls du Québec : pour une protection concertée

L’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador et la Fondation de la faune du Québec, en collaboration avec le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec ont le plaisir de vous convier à un atelier sur les tortues en péril du Québec qui se tiendra les 22 et 23 juin 2011 à la salle communautaire de Kitigan Zibi (Maniwaki).

Cet événement sera l’occasion de faire le point sur les initiatives réalisées jusqu’à maintenant, d’aborder et de diffuser les priorités d’action à mettre en œuvre pour les prochaines années et de favoriser la mise en place d’initiatives de protection et de restauration des habitats des tortues en péril. Plus encore, ce rendez-vous permettra d’approfondir les relations entre les différents intervenants et de créer de nouveaux contacts.

L'IDDPNQL aimerait également remercier Hydro-Québec pour sa commandite de l'événement.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec l’équipe de l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador, au 418 843-9999, ou par courriel, à : info@iddpnql.ca.

lundi 9 mai 2011

PLAN NORD: UN PROCESSUS INCOMPLET POUR LES PREMIÈRES NATIONS

WENDAKE, QC, le 9 mai /CNW Telbec/ - Le Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, ne participera pas au dévoilement du « Plan Nord » aujourd'hui à Lévis. « Je refuse de participer à un processus qui ne répond pas encore adéquatement aux attentes de toutes les Premières Nations concernées », explique-t-il.

Le Chef Picard déplore tout particulièrement l'absence de consultation véritable avec certaines Premières Nations qui sont ainsi laissées de côté dans ce processus qui aura pourtant des impacts majeurs sur leurs droits. « Comment le gouvernement peut-il lancer le Plan Nord sans avoir tenté d'obtenir le consentement de toutes les Premières Nations concernées? Le processus est incomplet et très décevant », affirme-t-il.

L'APNQL tient notamment à rappeler qu'en vertu de la Constitution canadienne et des jugements de la Cour suprême du Canada, le gouvernement du Québec a l'obligation de consulter et d'accommoder toutes les Premières Nations concernées par le Plan Nord. Il doit aussi respecter les obligations prévues par la Déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones, à laquelle le Canada a récemment adhéré. De façon particulière, l'article 32 de la Déclaration stipule que « les États consultent les peuples autochtones concernés et coopèrent avec eux de bonne foi par l'intermédiaire de leurs propres institutions représentatives, en vue d'obtenir leur consentement, donné librement et en connaissance de cause, avant l'approbation de tout projet ayant des incidences sur leurs terres ou territoires et autres ressources, notamment en ce qui concerne la mise en valeur, l'utilisation ou l'exploitation des ressources minérales, hydriques ou autres ». « Autrement dit, on ne consulte pas les Premières Nations comme on consulte une chambre de commerce ou une municipalité », précise Ghislain Picard.

MANQUEMENT AUX ENGAGEMENTS
Le Chef Picard rappelle que Jean Charest n'a toujours pas rempli les engagements pris lors de son élection en 2003 concernant la prise en compte des droits fonciers des Premières Nations non signataires de traités. « En 2003, lors de la signature d'une Entente politique mutuelle, Jean Charest promettait de discuter des questions touchant le territoire et le développement des ressources. En 2006, lors du Forum socioéconomique des Premières Nations, il réitérait son engagement à établir des relations respectueuses de nos droits sur le territoire. Or, le premier ministre n'a jamais donné suite à ses promesses et continue à nier nos droits ancestraux. Comment le croire aujourd'hui, lorsqu'il promet à nouveau de tenir compte des Premières Nations dans le déploiement du Plan Nord? », questionne le Chef Picard.

« Le gouvernement du Québec a non seulement l'obligation de tenir compte des droits de toutes les Premières Nations concernées par le Plan Nord, mais il a aussi la responsabilité d'engager un dialogue véritable, avec toutes les Premières Nations au Québec, notamment sur les sujets de partage de richesses, cogestion et redevances. J'attends toujours l'appel de Jean Charest », conclut le Chef Picard.

À propos de l'APNQL
L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador est l'organisme régional qui regroupe les 43 Chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador.

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